ANTI NUCLEAIRE FRANCE

Dimanche 13 janvier 2008

RYAD - Le président français Nicolas Sarkozy, qui s'apprête à effectuer une visite de trois jours dans le Golfe, a réaffirmé que "le monde musulman" devait pouvoir "recourir au nucléaire civil pour ses besoins en énergie", dans une interview au quotidien Al Hayat, à paraître dimanche.

M. Sarkozy est attendu dimanche à Ryad. Il se rendra ensuite au Qatar puis à Abou Dhabi, pays membre de la Fédération des Emirats arabes unis.

"Ma visite aux Emirats arabes unis (mardi) sera l'occasion de signer un accord de coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire", a confirmé le président de la République au quotidien saoudien de langue arabe, basé à Londres.

Cet accord sera le 3ème de ce type signé par la France, après ceux passés avec la Libye et l'Algérie, lors de précédents voyages de M. Sarkozy à Tripoli (juillet 2007) et Alger (décembre 2007).

"J'ai souvent dit que le monde musulman n'était pas moins raisonnable que le reste du monde pour recourir au nucléaire civil pour ses besoins en énergie dans la pleine conformité avec les obligations découlant du droit international", a déclaré M. Sarkozy.

Le chef de l'Etat, qui se rend pour la première fois dans le Golfe depuis son élection, a également qualifié l'Arabie Saoudite d'"allié incontournable de la France dans la région", parce qu'elle est "un pôle de modération et de stabilité".

"L'objectif, c'est de donner une nouvelle dimension à notre partenariat stratégique avec l'Arabie Saoudite" afin de "mieux l'adapter aux enjeux actuels et aux priorités qui sont celles de l'Arabie d'aujourd'hui", a-t-il affirmé.

Selon lui, "les entreprises françaises sont en mesure de répondre aux attentes de l'Arabie Saoudite dans tous les secteurs, et plus particulièrement ceux de l'énergie, des transports, notamment ferroviaires et aériens, ou de la distribution de l'eau".

"Les domaines essentiels de l'éducation et de la formation, qui sont des priorités pour les autorités saoudiennes, doivent devenir des axes majeurs de notre partenariat", a-t-il également affirmé.

Le président français a d'ailleurs rappelé que "deux accords doivent être signés" au cours de sa visite dans les domaines de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur.

La présidence française avait annoncé vendredi la signature de deux autres accords, l'un sur "l'institutionnalisation de la concertation politique", l'autre sur "la concertation sur les questions énergétiques".

En revanche, selon l'Elysée et des des sources concordantes industrielles, il ne devrait pas y avoir de finalisation de contrats pendant la visite en Arabie Saoudite.

(©AFP / 12 janvier 2008 23h38)

Par REPIN
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Vendredi 11 janvier 2008

L'EPR est un des plus gros chantiers de France. À son entrée, un accueil ANPE ouvre ses portes. Objectif : réussir le recrutement de personnels locaux, moins d'un sur deux aujourd'hui.

Dans quelques jours, Maurice, un gars du Cotentin, va débuter une formation d'environ trois mois à l'AFPA de Coutances. Au printemps, il sera coffreur-bancheur sur le chantier EPR de Flamanville, un des plus gros chantiers de génie civil aujourd'hui en France. Le premier béton de l'îlot nucléaire vient d'être coulé. « Flamanville, c'est une opportunité sans précédent pour l'emploi local avec huit millions d'heures de travail, explique Philippe Leigné, directeur du grand chantier pour EDF. 700 personnes y travaillent actuellement. Nous serons le double en fin d'année. Le pic sera atteint en 2009 avec 2 200 personnes. »

Investissement global de l'ordre de trois milliards d'euros, le futur réacteur EPR dont la mise en service est prévue pour la mi-2012, est gourmand en main-d'oeuvre pour sa construction, une main-d'oeuvre pas toujours facile à trouver sur place. Sur les 700 ouvriers actuellement présents sur le chantier baptisé « Flamanville 3 », 46 % sont originaires de la Manche.

Des électriciens, des soudeurs...

Comme Maurice, ils sont déjà près de 150 demandeurs d'emploi bas-normands à avoir déjà suivi une formation AFPA de coffreur-bancheur, ou ferrailleur avant l'embauche. Une cinquantaine d'autres la suivent en ce moment. « En installant un point accueil ANPE, sur place, à l'entrée du chantier, c'est bien le recrutement de personnels locaux que nous voulons réussir, assurent en choeur Élisabeth Hérout, directrice départementale de l'ANPE de la Manche et Jean-François Ruth, directeur régional, présents hier à Flamanville pour inaugurer le nouveau point accueil. « Cela, poursuivent-ils, passe obligatoirement par une formation adaptée, un passage nécessaire qu'il nous faut anticiper au maximum. Dans ces métiers dits en tension, nous n'avons pas sous la main les profils que demandent les entreprises de BTP. » Autre souci à prévoir dès maintenant : les sorties de chantiers. « Ne recommençons pas les erreurs du passé, comme à la Hague ! »Jusqu'en fin d'année, les métiers du béton sont en première ligne. Ensuite, viendront ceux liés à l'électromécanique, avec toujours le même objectif de « recruter local ». Le repérage de candidats a commencé. « Nous travaillons dès maintenant sur les formations en électriciens, serruriers, soudeurs, tuyauteurs, poursuit Jehan-Eric Winckler, coordonnateur du grand chantier. Tout cela est le fruit d'un travail collectif entre les trois partenaires que sont EDF, le maître d'ouvrage, les élus et les services de l'État. » Sur la côte ouest du Cotentin, l'horizon bleu marine de Flamanville est barré de grues. Le directeur de Quille-Bouygues ne voit pas de nuages à l'horizon. « Tout va bien. Nous n'avons pas de problème de recrutement » dit-il laconiquement.

 

 

Par REPIN
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Vendredi 11 janvier 2008

DCNS. 2008 est une année charnière pour le constructeur. Avec l'achèvement du Terrible, dernier né de la famille des SNLE type Le Triomphant. Au cours du premier trimestre, le Terrible sera transféré du chantier Laubeuf vers le dispositif de mise à l'eau. Mais il faudra attendre encore deux ans, début 2010, pour sa livraison à la Marine nationale. Particularité : le Terrible, qui mesure 138 m de long, est le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins à embarquer les nouveaux missiles M51. La relève est déjà assurée dans le chantier, même si l'on ne sait pas à quel rythme, puisque la première tôle du Suffren, premier sous-marin de la série des Barracuda, vient d'être découpée.

http://www.cherbourg.maville.com/2008-l-annee-s-annonce-bien-chargee-/re/actudet/actu_loc-488864-----_actu.html

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Jeudi 10 janvier 2008
Vinci a démenti jeudi tout «partenariat exclusif» avec le groupe nucléaire pour la construction de réacteurs EPR, comme l'affirme l'hebdomadaire Challenges sur son site internet.

Selon Challenges, Areva envisagerait de conclure un «partenariat exclusif» avec Vinci pour construire des réacteurs de troisième génération EPR en Europe de l'Est, au Royaume-Uni, au Maroc, en Algérie et en Egypte.
«Nous avons des contacts avec Areva pour éventuellement répondre à des appels d'offres ensemble pour des centrales nucléaires», a indiqué un porte-parole de Vinci, mais «c'est tout sauf exclusif», a-t-il ajouté. «Il est normal que nous travaillions ensemble sur ces dossiers», a-t-on ajouté chez Vinci : «nous avons l'expérience du génie civil et Areva a l'expérience du nucléaire». Mais il n'y a «aucun partenariat exclusif» et, pour le moment, «aucune réponse pour aucun appel d'offres» dans ce domaine, insiste-t-on chez Vinci. 
http://www.batiactu.com/data/04012008/04012008-180307.html
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Mardi 8 janvier 2008

PARIS - Le président français Nicolas Sarkozy a de nouveau défendu mardi l'accès des pays arabes au nucléaire civil, lors d'une conférence de presse à l'Elysée.

A une journaliste qui lui demandait s'il avait confiance dans la capacité des pays arabes de gérer les déchets nucléaires et de protéger les sites nucléaires civils contre des attentats, M. Sarkozy a répondu: "ma réponse est tout à fait oui, et par ailleurs quelle est l'autre solution?"

"Il faut aider ces pays sur la voie du développement et leur ouvrir l'accès au nucléaire civil", a-t-il poursuivi. "J'ajoute que s'ils ont la sagesse de faire le choix de la technologie française, c'est encore mieux. Il vaut mieux que ce soit la technologie française qu'une autre technologie."

Selon M. Sarkozy, "le grand problème du monde est d'éviter un conflit entre l'Orient et l'Occident. Si vous expliquez aux pays arabes qu'ils n'ont pas le droit au nucléaire civil parce qu'ils sont arabes, vous donnez une prime extraordinaire à l'Iran, dont c'est justement toute la thèse".

Nicolas Sarkozy avait indiqué, dans une interview fin décembre au quotidien égyptien Al-Ahram, que Paris était prêt à coopérer avec Le Caire en matière de nucléaire civil.

(©AFP / 08 janvier 2008 12h53)

Par REPIN
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Mardi 8 janvier 2008
Les études toxicologiques sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) seront-elles ouvertes aux experts indépendants ? Le dossier de sécurité du réacteur nucléaire EPR sera-t-il transparent ? Les dangers des relais téléphoniques et des bornes Wi-Fi seront-ils discutés sans contraintes ?

 

Si les propositions du groupe dirigé par Corinne Lepage sont adoptées, la réponse à ces questions pourrait être positive. Dans le cadre du "Grenelle", l'ancienne ministre de l'environnement s'est vu confier, en novembre 2007, par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, une mission de réflexion sur la gouvernance de ce domaine.


Lundi 7 janvier, Mme Lepage a diffusé son rapport d'étape, pour nourrir discussions et auditions qui conduiront au rapport final fin février. Celui-ci devrait alimenter le projet de loi-cadre sur l'environnement qui, selon la lettre de mission de M. Borloo, "sera soumis au Parlement au cours du premier trimestre 2008". Les propositions du rapport modifieraient profondément le régime de l'information et de la responsabilité environnementales, si elles étaient mises en oeuvre.

Mme Lepage s'est appuyée sur l'engagement de Nicolas Sarkozy dans son discours du 25 octobre 2007 : "Nous allons donc créer un droit à la transparence totale des informations environnementales et de l'expertise, avait affirmé le président de la République. Toutes les données, sans exception, seront désormais communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM. Les seules limites seront le secret de la vie privée - beaucoup à faire dans ce domaine -, la sécurité nationale et les secrets industriels." La mission propose donc "une mise à disposition active des informations", telle que l'on passe "d'un droit à la communication pour les particuliers à une obligation d'information des autorités publiques".

Cela pourrait se faire en modifiant quelques dispositions du code de l'environnement, en redonnant à l'Institut français de l'environnement (IFEN) une autonomie d'action pour la collecte et la mise à disposition des données et en renforçant la commission d'accès aux documents administratifs (CADA).

Il faudrait aussi, en s'inspirant des réglementations britannique et américaine, limiter le champ du secret industriel. Celui-ci "ne pourrait être invoqué pour dissimuler des conséquences négatives, pour la santé ou l'environnement, connues de l'entreprise". L'exemple des OGM, où des études toxicologiques ont été retenues au nom du "secret industriel", inspire particulièrement cette proposition.

"LANCEURS D'ALERTE"

La mission propose aussi de créer un statut des "lanceurs d'alerte", afin de protéger ces scientifiques ou employés d'entreprise qui avertissent le public des dangers éventuels d'une activité particulière. En ce qui concerne l'information du consommateur, le rapport suggère d'élargir la mention de la consommation d'énergie à un grand nombre de produits et d'encadrer plus strictement la publicité.

Mme Lepage veut aussi renforcer l'indépendance des journalistes à l'égard des contraintes économiques en proposant "que l'organisation capitalistique des médias, qu'ils soient audiovisuels, écrits ou informatiques, puisse être régulièrement rappelée au public". En effet, "des considérations économiques peuvent entrer en ligne de compte dans le choix des sujets de société, dans la manière dont ils sont présentés, sans que le public non averti le sache".

Le droit de la responsabilité environnementale est aussi exploré. Mme Lepage juge nécessaire de "formuler un principe général de responsabilité des sociétés mères du fait de leurs filiales". Il s'agit de faire en sorte que des entreprises puissent être poursuivies pour les atteintes à l'environnement commises par leurs filiales dans des pays du Sud, où le droit des citoyens est moins bien défendu qu'en Europe.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-996928@51-991122,0.html

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Lundi 7 janvier 2008

CHARGÉE par Jean-Louis Borloo d'une mission sur le droit à l'information environnementale, Corinne Lepage a remis vendredi dernier un rapport d'étape sur le bureau du ministre de l'Ecologie. Elle-même ancienne ministre de l'Environnement, elle tire à boulets rouges sur le secret qui entoure nombre de documents, d'études et de recherches dont disposent les administrations et les entreprises. Corinne Lepage, qui rendra sa copie définitive au gouvernement le 25 janvier après avoir auditionné des experts du monde de l'environnement, propose également de généraliser les étiquettes « écolos » sur les produits de grande consommation.

 On nous cache beaucoup de choses en matière environnementale ?

 Corinne Lepage. La France dispose bien d'un droit d'accès à l'information mais, à cause d'une culture du secret beaucoup trop forte, les citoyens sont privés d'une somme d'informations dont ils ont besoin pour comprendre les enjeux actuels. Nous sommes d'ailleurs très en retard sur les USA ou la Grande-Bretagne dans ce domaine. « Obliger les organismes publics à mettre l'information à disposition » Quels moyens envisagez-vous pour faire sauter ces blocages ? Je propose de renverser la vapeur. Un citoyen doit aujourd'hui demander l'information... et ne l'obtient souvent pas. Il faut donc obliger les organismes publics à lui mettre à disposition, gratuitement en ligne sur Internet, tous les éléments d'information dont ils disposent.

 Cela suffira à faire plier les mauvaises volontés actuelles ?

 Non. C'est pourquoi je souhaite aller plus loin en créant un délit de rétention d'information. Cela concerne toute entreprise ou administration ayant connaissance de faits avérés pouvant être préjudiciables à l'intérêt collectif. Un citoyen pourra faire appel à la justice pour réclamer un « référé information » assorti de pénalités financières si les documents restent indisponibles.

 Vous pensez à des cas précis ?

 La société Monsanto dispose par exemple d'études scientifiques qui mettent en évidence des incidents statistiques sur les OGM. Il faut qu'elles soient rendues publiques. C'est un minimum dans le débat actuel sur les organismes génétiquement modifiés. Même chose sur le nucléaire. La loi a été modifiée il y a deux ans et il est désormais impossible de se faire transmettre les études et rapports dont dispose l'institut de sûreté nucléaire. C'est inimaginable ! Il faut également prévoir la protection de ceux que j'appelle des « lanceurs d'alerte ». Comme dans le monde financier, donnons un statut aux chercheurs, fonctionnaires ou salariés qui ont connaissance de faits, mais qui se taisent par peur de représailles. Les protéger pourrait être le rôle d'une haute autorité pour l'expertise qu'il faut créer.

 Faut-il également améliorer l'information donnée aux consommateurs ?

 Je souhaite que les fabricants et les distributeurs de produits de grande consommation, comme cela se fait déjà avec les étiquettes « énergie » sur les produits électroménagers, soient obligés d'informer leurs clients sur le cycle de vie des produits ménagers, cosmétiques ou électroniques proposés en rayon. On peut imaginer par exemple, avec l'appui des associations de consommateurs, l'apparition d'une étiquette mentionnant la consommation électrique en veille d'un appareil. 

http://www.come4news.com/2007-mode-3248.html

Par REPIN
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Lundi 7 janvier 2008

Ah les chaines publiques, asses riches pour donner des millions aux pseudos maisons de productions de certains Naguy, Delarue... et  toujours aussi ENFOIRES  pour jouer le jeu des politiques , courage payez la redevance  tv :)

"Avec cinquante-huit réacteurs nucléaires répartis dans dix-neuf centrales, 78 % de notre énergie électrique provient du nucléaire. La France y est en pointe dans tous les domaines, de la recherche à la conception de réacteurs et de centrales, de l'exploitation à la manutention du combustible, de la sûreté au traitement des déchets, et l'ensemble de la filière offre de nombreuses possibilités de carrière.

C'est d'ailleurs ce que vous constaterez sur peren-nucleaire.com et sfen.org, un site encyclopédique pour tout savoir sur l'atome, la fission, la fusion, le cycle du combustible, le fonctionnement d'une centrale...

Allez aussi sur cea.fr et edf.com, où vous trouverez des offres, des actualités et de très nombreux dossiers sur le nucléaire.

Les formations qui permettent de travailler dans la filière sont très nombreuses et plusieurs grandes entreprises forment elles-mêmes leur personnel. Quelques métiers très pointus demandent toutefois une formation spécifique dispensée par l'Institut National des Sciences et des Techniques Nucléaires (INSTN) de Saclay. Ouvrez instn.cea.fr, pour en savoir plus sur le diplôme d'ingénieur en génie atomique, le BTS de radioprotection ou la licence pro Métiers du démantèlement, des déchets et de la dépollution."

http://www.france5.fr/emploi-par-le-net/page.php?id_rubrique=113&id_mot=5

Par REPIN
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Lundi 7 janvier 2008
Un incident, classé niveau 1 sur l'échelle de l'INES, a été signalé dans la centrale nucléaire de Chinon. Dans l'après-midi du 10 décembre 2007, un groupe de grappes de commande n'a en effet pas été replacé dans la position requise après un essai périodique sur le réacteur 2 du CNPE de Chinon.

Les grappes de commande, qui contiennent des matériaux absorbant les neutrons, sont l'un des deux moyens principaux de contrôler la réaction nucléaire dans le cœur du réacteur. Il convient, en marche normale du réacteur, de maintenir certaines grappes à un niveau fixé par les Spécifications Techniques, d'une part pour que leur chute puisse étouffer efficacement la réaction nucléaire en cas d'arrêt d'urgence, d'autre part pour assurer une bonne répartition du flux de neutrons.

En fonctionnement normal, certains groupes peuvent rester dans la même position pendant de longues périodes. Afin de s'assurer que leur manœuvre est toujours possible, ces groupes de grappes sont introduits de quelques centimètres dans le cœur du réacteur lors d'un essai périodique spécifique. Après chaque manœuvre, ils doivent être replacés dans leur position initiale.

Le 11 décembre 2007 pendant le quart de nuit, l'opérateur qui doit effectuer des relevés réguliers du positionnement des groupes de grappes a constaté que l'un de ces groupes n'avait pas été replacé dans sa position normale après l'essai de manœuvre de l'après midi.

Les contrôles effectués, lors de la relève, par l'équipe de conduite de nuit n'ont pas identifié l'anomalie qui n'a été découverte et corrigée que lors des contrôles suivants, vers 01h00 du matin, explique l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Un groupe de grappes n'a donc pas été dans sa position requise pendant une durée de sept heures environ.

Une analyse des causes précises de l'événement est en cours, déclare l'ASN. Toutefois, le groupe de grappes concerné étant en position très haute du cœur, dans une zone où un décalage se traduit par une faible différence d'efficacité, ce mauvais positionnement n'a pas eu d'impact significatif sur la marge d'antiréactivité qui est restée très supérieure au seuil requis pendant toute la durée de l'évènement, rassure-t-elle.

Malgré tout, pour tenir compte des dysfonctionnements relevés dans le déroulement de l'essai périodique et lors de la relève de quart, l'ASN a demandé à l'exploitant de classer cet évènement au niveau 1 de l'échelle INES.

http://www.enerzine.com/2/3807+Incident-de-niveau-1-a-la-centrale-nucleaire-de-Chinon+.html

La centrale nucléaire de Chinon est située près de Chinon sur le territoire de la commune d'Avoine (Indre-et-Loire), en rive gauche de la Loire, entre Saumur (25 km en aval) et Tours (50 km en amont).

La centrale regroupe 3 réacteurs nucléaires de la filière graphite-gaz (UNGG), arrêtés depuis respectivement 1973, 1985 et 1990. Quatre nouveaux réacteurs de la filière REP ont été mis en service en 1984 pour deux d'entre eux, et en 1987 et 1988. Ces réacteurs sont refroidis par l'eau de la Loire.

Environ 1200 personnes travaillent dans cette centrale. La centrale a fait l'objet d'une attention particulière des médias français suite à trois suicides d'employés en 2006-2007.

Risque sismique

Selon un rapport de l'Autorité de Sûreté Nucléaire datant d'octobre 2002, certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. [1]

Un séisme de magnitude 4 dont l'épicentre se situe presque sous la centrale de Chinon a été enregistré le 5 novembre 2006 à 01:37. Il a été ressenti jusqu'à Angers et Beaupréau. [2] [3]

Risque incendie

Le 7 septembre 2004, l'Autorité de sûreté nucléaire a organisé une inspection, dans la continuité des inspections du 16 décembre 2003 et des 12-13 mai 2004, qui avaient révélées des lacunes organisationnelles dans la lutte contre l'incendie. Cette troisième inspection n'a pas mis en évidence de progrès significatif sur l'efficacité de la lutte contre un incendie. L'une des raisons pour lesquelles l'équipe de deuxième intervention n'est parvenue sur les lieux du sinistre simulé que 53 minutes après l'alarme est que la porte d'accès matériel du bâtiment des auxiliaires nucléaires, pourtant spécialement aménagée pour un accès rapide des équipes d'intervention, ne s'est pas ouverte.[4]

Du 7 au 11 mars 2005, une inspection a été programmée par l'ASN, à laquelle ont participé des inspecteurs de la direction générale et des divisions régionales de Bordeaux, Châlons-en-Champagne, Lyon et Orléans, ainsi qu'un expert de l'IRSN. Selon un compte-rendu[5] de l'ASN, les équipes locales d'intervention doivent, à Chinon comme sur la plupart des autres centrales nucléaires, améliorer leurs pratiques compte tenu des enjeux liés au risque incendie.

Par REPIN
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Lundi 7 janvier 2008

PARIS (Reuters) - Les dossiers de l'énergie continueront d'être au coeur de la politique industrielle du président Nicolas Sarkozy en 2008, selon des spécialistes du secteur et des sources proches du dossier.

Alors que la situation des finances publiques demeure difficile, ils attendent de nouvelles cessions de titres par l'Etat, en particulier d'entreprises dont les cours de Bourse ont bien tenu ces derniers mois. Le gouvernement a prévu dans son budget 2008 des ventes d'actifs "non stratégiques" pour un montant de 5 à 10 milliards d'euros.

Tout le monde attend une nouvelle opération sur Electricité de France dont l'Etat a près de 85%, une participation valorisée plus de 126 milliards d'euros au cours actuel (autour de 81,8 euros).

La ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a déclaré début décembre, après le placement d'une tranche de 2,5% du capital, qu'une nouvelle vente d'actions d'EDF était "très possible, en 2008 par exemple". Cette déclaration a pesé sur le cours de Bourse de l'électricien, qui stagne après un parcours exceptionnel en 2007 (+48,6%).

La loi impose que la part de l'Etat dans son capital demeure au-dessus de 70%. En descendant jusqu'à ce niveau, le gouvernement pourrait lever 22 milliards d'euros mais, de l'avis de banquiers, il est impossible que le marché puisse absorber un telle quantité de papier en une seule fois. "EDF va devenir une tirelire que l'Etat videra peu à peu", prédit un analyste.

L'Etat détient aussi 27,4% de France Télécom, ce qui représente environ 17 milliards d'euros.

Sur le plan industriel, le gouvernement doit notamment boucler le projet de fusion entre Suez et Gaz de France, dont l'Etat détient près de 80%. Les modalités ont été revues et seules restent à réaliser les dernières consultations des instances représentatives du personnel chez GDF. Si tout ce passe comme prévu, ce projet, annoncé en février 2006, pourrait aboutir vers la fin du premier semestre.

AREVA, OBJET DE CONVOITISES

Mais le plus gros dossier concerne la refonte de la filière nucléaire et l'avenir d'Areva. Le gouvernement a lancé une réflexion sur l'avenir de ce groupe détenu à 78,96% par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), à 5,19% par l'Etat, à 3,59% par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), à 3,21% par la holding publique Erap et à 2,42% par EDF.

La présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon, explique depuis plusieurs mois que son groupe a besoin d'argent pour son développement alors que le nucléaire revient en force à travers le monde dans un contexte de prix élevé du pétrole.

Une introduction en Bourse avait été étudiée ces dernières années mais le groupe suscite des convoitises. Bouygues affiche depuis plusieurs mois son intérêt pour une entrée dans le nucléaire et Alstom, dont il détient près du tiers du capital, milite pour un rapprochement avec Areva.

A l'Elysée, on a voulu temporiser ces derniers mois en expliquant qu'il ne s'agissait pas seulement de trancher la question capitalistique. "La question est de savoir comment positionner la filière nucléaire française afin qu'elle profite au mieux du développement du nucléaire dans le monde", dit-on de source proche du gouvernement, en ajoutant qu'en travaillant étroitement ensemble, Areva et EDF ont réussi à obtenir un contrat géant pour des centrales EPR en Chine récemment.

http://today.reuters.fr/news/NewsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2008-01-06T091750Z_01_MAL633316_RTRIDST_0_OFRBS-FRANCE-2008-INDUSTRIE-20080106.XML

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