Dimanche 13 janvier 2008

Stéphane Jean-Francois

L'auteur est président de l'Association canadienne de radioprotection.

J'aimerais, en mon nom personnel, commenter la situation survenue à Chalk River en fin d'année 2007. Un organisme réglementaire spécialisé, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), a alors ordonné l'arrêt d'une activité réglementée, la production de radioisotopes médicaux, causant une pénurie importante. Or si les effets de cette ordonnance étaient effectivement très graves, on peut se demander pourquoi la Chambre des communes s'est mêlée de ce dossier.

Il va de soi que les politiciens ont à coeur la santé des patients. Je vous en remercie, chers amis. Mais si c'est le cas, avez-vous prévu, que dis-je exigé, un plan de contingence pour la centrale de Chalk River? Si la santé des patients vous tient à coeur, avez-vous prévu la situation d'un arrêt majeur pour entretien à Chalk River?

La situation actuelle provoque seulement des perdants. Je suis spécialiste en radioprotection depuis plus de 12 ans et mon travail est de persuader la CCSN que mon programme et les activités réglementées de mon employeur sont sécuritaires pour les employés, les membres du public et l'environnement. Si la CCSN constate une déviation, je dois la corriger. Si je ne suis pas d'accord avec cette déviation ou ses impacts, il existe dans la loi un processus qui permet d'être entendu devant les commissaires de la CCSN.

Les spécialistes se parlent et en arrivent généralement à une entente. Or, l'ingérence flagrante du gouvernement entre un détenteur de permis, Énergie atomique du Canada Limitée, et la CCSN démontre que le processus prévu par la loi ne fonctionne pas. Que la nécessité est seule garante de la sécurité. D'autre part, la CCSN n'a pas su souligner au ministre responsable l'importance d'un ordre d'arrêt pour un détenteur de permis aussi important que EACL. Ou le ministre n'a pas compris...

Je ne connais pas tous les détails de ce dossier. Je ne peux affirmer qu'il y a risque pour les travailleurs de Chalk River et la population environnante, mais en tant que spécialiste en radioprotection et membre du public, je suis inquiet que la décision d'un organisme réglementaire soit contournée par une loi spéciale. Je suis inquiet de voir que les amours propres et les réputations sont la vraie matière nucléaire ici, source de cette escalade burlesque. De la vraie politique nucléaire quoi!

Et les patients qui attendent en médecine nucléaire dans tout ça? Eh bien! pour l'instant, ils peuvent peut-être dormir en paix. Mais qu'ils se rappellent que, sur leur dos, on pousse un vieux réacteur nucléaire à fonctionner, et que son entretien ne se fera pas sans l'arrêter. Or, lorsqu'il sera à nouveau arrêté, qui prendra la relève?

http://www.cyberpresse.ca/article/20080112/CPOPINIONS/801120965/6732/CPOPINIONS

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Dimanche 13 janvier 2008
Le FBI a récemment rendu visite à un joueur Texan (l'état de George W. soit dit au passage)... ce dernier avait tout simplement construit un mini réacteur nucléaire chez lui. Outre le FBI, les forces de l'ordre locales et la Commission de Régulation Nucléaire (NRC) se sont jointes à la petite sauterie.

Si l'histoire ne dit pas si tout ce beau monde a pris le temps de se faire une partie en ligne, elle décrit le joueur comme un fou de sciences et en particulier tout ce qui concerne le nucléaire. Il est, de plus, développeur de mods pour des jeux vidéo et particulièrement fan de jeux tels que Call of Duty.

La construction s'est déroulée dans la pièce qu'il occupe chez ses parents et qu'il a transformé en sanctuaire où il passe son temps à jouer et à faire des expériences. « Tous les étudiants en sciences des Universités font ça, dit-il en parlant de son mini réacteur nucléaire, la seule chose inhabituelle est que personne ne le fait généralement en dehors des Universités ».

Le jeune homme, chômeur à l'heure actuelle, s'est fait dénoncer après qu'il ait écrit sur son blog qu'il possédait de l'Uranium et qu'il effectuait des expériences avec.

Le FBI est simplement intervenu pour voir l'utilisation de ce matériel, remarquant au passage une légère élévation du niveau de radiation mais bien loin du seuil de danger. Le matériel incriminé a été saisi à la demande de ses parents. Ce qui sous-entend, en fait, que n'importe qui aux USA peut construire son petit réacteur nucléaire histoire d'alimenter son PC sans rien risquer d'autre qu'une petite visite. Cooool.


http://www.inpactvirtuel.com/news/21974-Gamer-Reacteur-Nucleaire-Texas-FBI.htm

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Dimanche 13 janvier 2008

RYAD - Le président français Nicolas Sarkozy, qui s'apprête à effectuer une visite de trois jours dans le Golfe, a réaffirmé que "le monde musulman" devait pouvoir "recourir au nucléaire civil pour ses besoins en énergie", dans une interview au quotidien Al Hayat, à paraître dimanche.

M. Sarkozy est attendu dimanche à Ryad. Il se rendra ensuite au Qatar puis à Abou Dhabi, pays membre de la Fédération des Emirats arabes unis.

"Ma visite aux Emirats arabes unis (mardi) sera l'occasion de signer un accord de coopération pour l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire", a confirmé le président de la République au quotidien saoudien de langue arabe, basé à Londres.

Cet accord sera le 3ème de ce type signé par la France, après ceux passés avec la Libye et l'Algérie, lors de précédents voyages de M. Sarkozy à Tripoli (juillet 2007) et Alger (décembre 2007).

"J'ai souvent dit que le monde musulman n'était pas moins raisonnable que le reste du monde pour recourir au nucléaire civil pour ses besoins en énergie dans la pleine conformité avec les obligations découlant du droit international", a déclaré M. Sarkozy.

Le chef de l'Etat, qui se rend pour la première fois dans le Golfe depuis son élection, a également qualifié l'Arabie Saoudite d'"allié incontournable de la France dans la région", parce qu'elle est "un pôle de modération et de stabilité".

"L'objectif, c'est de donner une nouvelle dimension à notre partenariat stratégique avec l'Arabie Saoudite" afin de "mieux l'adapter aux enjeux actuels et aux priorités qui sont celles de l'Arabie d'aujourd'hui", a-t-il affirmé.

Selon lui, "les entreprises françaises sont en mesure de répondre aux attentes de l'Arabie Saoudite dans tous les secteurs, et plus particulièrement ceux de l'énergie, des transports, notamment ferroviaires et aériens, ou de la distribution de l'eau".

"Les domaines essentiels de l'éducation et de la formation, qui sont des priorités pour les autorités saoudiennes, doivent devenir des axes majeurs de notre partenariat", a-t-il également affirmé.

Le président français a d'ailleurs rappelé que "deux accords doivent être signés" au cours de sa visite dans les domaines de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur.

La présidence française avait annoncé vendredi la signature de deux autres accords, l'un sur "l'institutionnalisation de la concertation politique", l'autre sur "la concertation sur les questions énergétiques".

En revanche, selon l'Elysée et des des sources concordantes industrielles, il ne devrait pas y avoir de finalisation de contrats pendant la visite en Arabie Saoudite.

(©AFP / 12 janvier 2008 23h38)

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Dimanche 13 janvier 2008
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé dimanche qu'elle s'était mise d'accord avec l'Iran pour résoudre tous les problèmes en suspens sur le programme nucléaire de ce pays. Téhéran a quatre semaines pour achever un document de travail. L'AIEA exige notamment dans ce texte des explications sur les expériences passées avec des substances radioactives et l'utilisation de centrifugeuses pour produire de l'uranium enrichi. La Maison Blanche a indiqué dimanche que cet accord n'était qu'un pas et que l'Iran devait toujours suspendre ses activités nucléaires les plus sensibles
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Vendredi 11 janvier 2008
Energie verte, l'éolien trouve de plus en plus d'adepte.
De part sa facilité d'installation,  et son rendement, beaucoup de société et de particuliers font le choix de cette énergie.
Retrouvez les videos des différentes chaines télévisées à ce sujet ici:
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SI vous vous sentez l'ame bricoleur: des sites vous invitent à construire votre propre éolienne
http://pagesperso-orange.fr/andrews/html/FR_realise.html
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Vendredi 11 janvier 2008

Le dossier du réacteur nucléaire de Chalk River continue de susciter la controverse à Ottawa.

Gary Lunn

Le ministre Gary Lunn

Mercredi, le Parti libéral du Canada (PLC) a exigé la démission du ministre des Ressources naturelles du Canada, Gary Lunn, pour sa gestion de la crise. L'opposition officielle accuse le ministre de s'être ingéré dans le dossier auprès de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, un tribunal administratif indépendant chargé de réglementer les activités liées à l'énergie nucléaire au pays.

Le ministre Lunn a vertement critiqué la présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Linda Keen, parce que celle-ci s'est opposée à la remise en marche du réacteur, au mois de décembre. Malgré les pressions du gouvernement, Mme Keen s'était opposée à la réouverture du réacteur estimant que des tests sur la sécurité des installations devaient être menés.

Dans une lettre datée de la fin décembre, le ministre des Ressources naturelles a accusé Mme Keen d'avoir refusé de tenir compte d'une directive venant de sa part pour permettre le redémarrage de la centrale nucléaire. Il menaçait de la congédier.

Linda Keen

Linda Keen

« C'est le ministre des Ressources naturelles qui devrait démissionner », dit le chef libéral Stéphane Dion qui ajoute que le premier ministre Harper aurait dû congédier son ministre.

Le Parti vert du Canada a également demandé la démission du ministre.

Pénurie prévisible

Toujours mercredi, les libéraux ont aussi dévoilé une lettre de la vérificatrice du Canada, Sheila Fraser, en réponse à leur requête d'entamer un examen à Énergie atomique Canada, qui possède le réacteur de Chalk River. Or, dans sa lettre datée du 20 décembre, Mme Fraser dit avoir déjà procédé à cet examen et qu'elle avait déjà remis les conclusions de son rapport à la société d'État.

Dans son rapport, Mme Fraser dit avoir informé le ministre dès septembre dernier que le mauvais état du réacteur et ses problèmes de financement mettaient en péril la production d'isotopes médicaux.

Les libéraux réclament que le rapport soit rendu public et accusent le ministre d'avoir voulu faire de Mme Keen un « bouc émissaire » dans toute cette histoire.

De son côté, le ministre Lunn devra s'expliquer de la situation, la semaine prochaine, devant le comité parlementaire des ressources naturelles.

La centrale de Chalk River

La centrale de Chalk River

À la suite d'une inspection de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, Énergie atomique Canada a dû fermer le réacteur de Chalk River, en Ontario, le 18 novembre dernier pour des raisons de sécurité. La fermeture du réacteur a entraîné une pénurie d'isotopes médicaux, utilisés pour mener des tests diagnostics, au Canada et ailleurs dans le monde.

En décembre, le gouvernement Harper et les partis d'opposition ont adopté une loi ordonnant la réouverture du réacteur, contournant ainsi la Commission de sûreté nucléaire.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2008/01/09/005-Chalk-River-PLC-Dunn.shtml

par REPIN
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Vendredi 11 janvier 2008

L'EPR est un des plus gros chantiers de France. À son entrée, un accueil ANPE ouvre ses portes. Objectif : réussir le recrutement de personnels locaux, moins d'un sur deux aujourd'hui.

Dans quelques jours, Maurice, un gars du Cotentin, va débuter une formation d'environ trois mois à l'AFPA de Coutances. Au printemps, il sera coffreur-bancheur sur le chantier EPR de Flamanville, un des plus gros chantiers de génie civil aujourd'hui en France. Le premier béton de l'îlot nucléaire vient d'être coulé. « Flamanville, c'est une opportunité sans précédent pour l'emploi local avec huit millions d'heures de travail, explique Philippe Leigné, directeur du grand chantier pour EDF. 700 personnes y travaillent actuellement. Nous serons le double en fin d'année. Le pic sera atteint en 2009 avec 2 200 personnes. »

Investissement global de l'ordre de trois milliards d'euros, le futur réacteur EPR dont la mise en service est prévue pour la mi-2012, est gourmand en main-d'oeuvre pour sa construction, une main-d'oeuvre pas toujours facile à trouver sur place. Sur les 700 ouvriers actuellement présents sur le chantier baptisé « Flamanville 3 », 46 % sont originaires de la Manche.

Des électriciens, des soudeurs...

Comme Maurice, ils sont déjà près de 150 demandeurs d'emploi bas-normands à avoir déjà suivi une formation AFPA de coffreur-bancheur, ou ferrailleur avant l'embauche. Une cinquantaine d'autres la suivent en ce moment. « En installant un point accueil ANPE, sur place, à l'entrée du chantier, c'est bien le recrutement de personnels locaux que nous voulons réussir, assurent en choeur Élisabeth Hérout, directrice départementale de l'ANPE de la Manche et Jean-François Ruth, directeur régional, présents hier à Flamanville pour inaugurer le nouveau point accueil. « Cela, poursuivent-ils, passe obligatoirement par une formation adaptée, un passage nécessaire qu'il nous faut anticiper au maximum. Dans ces métiers dits en tension, nous n'avons pas sous la main les profils que demandent les entreprises de BTP. » Autre souci à prévoir dès maintenant : les sorties de chantiers. « Ne recommençons pas les erreurs du passé, comme à la Hague ! »Jusqu'en fin d'année, les métiers du béton sont en première ligne. Ensuite, viendront ceux liés à l'électromécanique, avec toujours le même objectif de « recruter local ». Le repérage de candidats a commencé. « Nous travaillons dès maintenant sur les formations en électriciens, serruriers, soudeurs, tuyauteurs, poursuit Jehan-Eric Winckler, coordonnateur du grand chantier. Tout cela est le fruit d'un travail collectif entre les trois partenaires que sont EDF, le maître d'ouvrage, les élus et les services de l'État. » Sur la côte ouest du Cotentin, l'horizon bleu marine de Flamanville est barré de grues. Le directeur de Quille-Bouygues ne voit pas de nuages à l'horizon. « Tout va bien. Nous n'avons pas de problème de recrutement » dit-il laconiquement.

 

 

par REPIN publié dans : ANTI NUCLEAIRE FRANCE
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Vendredi 11 janvier 2008
Le gouvernement britannique a donné , hier, son feu vert à la construction de nouvelles centrales nucléaires . C’est l’exemple de l’engouement de nombreux pays pour cette énergie alliant réponse aux besoins énergétiques et protection de l’environnement .
La Grande-Bretagne a annoncé, hier, son intention de construire de nouveaux réacteurs nucléaires pour répondre aux besoins d’énergie. L es Etats-Unis prévoient de construire à nouveau des centrales, pour la première fois depuis l ’ accident de la centrale de Three Mile Island, en mars 1979. La Finlande a commencé la construction du premier réacteur de troisième génération EPR, développé par Areva.
Entre 100 et 300 nouveaux réacteurs d’ici à 2020
Plusieurs pays méditerranéens, comme l ’ Egypte, le Maroc, l ’ Algérie et la Libye, ont exprimé ces derniers mois leur intention de construire pour la première fois des réacteurs nucléaires. La Chine, dont la demande en électricité explose, a commandé récemment à la France deux EPR. L ’ Inde souhaiterait aussi développer cette énergie mais doit d ’ abord s ’ engager à ne pas l ’ utiliser à des fins militaires. Avec tous ces projets, alors que l e monde compte actuellement 442 réacteurs en fonctionnement dans 201 centrales , e ntre 100 et 300 nouveaux réacteurs seront construits dans le monde d ’ ici à 2030. Le nucléaire a de plus en plus de succès auprès des pays du monde entier. La France , historiquement pro-nucléaire, a proposé sa coopération à beaucoup d ’entre eux , alors que les pays occidentaux s ’ interrogent sur les finalités civiles ou militaires du programme nucléaire de l ’ Iran , par exemple .
Plusieurs atouts
L ’ Europe , elle, reste divisée sur la relance de cette source d ’ énergie. L ’ Allemagne prévoit d ’ en sortir d ’ ici 2020 et l ’ Italie l ’ a abandonnée depuis 1987. Mais la flambée des prix du pétrole, au-delà des 100 dollars le baril la semaine dernière, et les engagements de ces pays à lutter contre le réchauffement climatique ont relancé le débat. Le charbon domine actuellement dans la production mondiale d ’ électricité, à hauteur de 40 %, devant le gaz (20 %), l ’ hydraulique (16 %), le nucléaire (15 %), le pétrole (7 %) et les autres énergies renouvelables (2 %). Atout du nucléaire : il émet peu de dioxyde de carbone et son coût devient même compétitif avec celui du charbon si on prend en compte ce facteur. Mais l ’ atome génère des déchets radioactifs difficiles à stocker et il faut au moins dix ans pour construire une centrale nucléaire, au lieu de quatre pour une centrale à charbon voire deux et demi pour une centrale à gaz. 

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/monde/energie-le-nucleaire-refait-surface-20080111-2304946_1179802.php
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Vendredi 11 janvier 2008

DCNS. 2008 est une année charnière pour le constructeur. Avec l'achèvement du Terrible, dernier né de la famille des SNLE type Le Triomphant. Au cours du premier trimestre, le Terrible sera transféré du chantier Laubeuf vers le dispositif de mise à l'eau. Mais il faudra attendre encore deux ans, début 2010, pour sa livraison à la Marine nationale. Particularité : le Terrible, qui mesure 138 m de long, est le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins à embarquer les nouveaux missiles M51. La relève est déjà assurée dans le chantier, même si l'on ne sait pas à quel rythme, puisque la première tôle du Suffren, premier sous-marin de la série des Barracuda, vient d'être découpée.

http://www.cherbourg.maville.com/2008-l-annee-s-annonce-bien-chargee-/re/actudet/actu_loc-488864-----_actu.html

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Jeudi 10 janvier 2008
Il ne s'agit nullement de "corruption", tient à préciser Bill Hamilton; le porte-parole de l'Autorité de démantèlement nucléaire (NDA) britannique préfère parler de "gain planifié".

 

La NDA vient en effet, au nom du gouvernement, de trouver un accord financier avec la circonscription de Copeland, près du centre nucléaire de Sellafield (ouest), afin que le petit village de Drigg accueille une extension de son centre d'entreposage de déchets faiblement radioactifs. En échange, cet arrondissement va recevoir 13,3 millions d'euros, qui alimenteront un fonds auquel s'ajouteront 2millions d'euros par année d'exploitation de cette installation. Une aubaine pour Drigg et ses 300 habitants, qui ne seront probablement pas les seuls à bénéficier d'une telle manne.

Le Times, qui a révélé l'affaire, estime en effet que la Grande-Bretagne pourrait distribuer dans les prochaines années plus de 1 milliard d'euros aux collectivités qui accepteront d'accueillir l'héritage encombrant du nucléaire britannique.

Sa gestion a été confiée à la NDA, responsable de 20 sites comprenant 39 réacteurs et diverses installations de traitement des combustibles nucléaires. Créée en 2005, elle s'est substituée à l'agence UK Nirex Ltd, au statut semi-public. Londres répondait ainsi à l'échec cuisant rencontré par Nirex en 1997 dans son projet de créer sur le site de Sellafield un centre de stockage pour les déchets les plus nocifs, à la durée de vie la plus longue.

En octobre 2006, la Grande-Bretagne a officiellement opté pour le stockage en profondeur de ces déchets, qui à ce jour représentent un volume d'environ 1400 m3. Pour trouver le site susceptible de les accueillir, le maître mot est désormais "consultation". Et celle-ci s'annonce onéreuse.

MOYENS "CONSIDÉRABLES"

"Ces projets britanniques de stockage sont nettement moins avancés qu'en France", constate Gérald Ouzounian, responsable international de l'Agence de gestion des déchets radioactifs française (Andra). Mais, note-t-il aussi, la NDA dispose de moyens financiers "considérables". Son budget sera de 11,3 milliards d'euros sur la période 2008-2011, alimenté à parts égales par des fonds publics et privés. Ces dépenses ne sont qu'un début.

C'est pourquoi la relance du nucléaire en Grande-Bretagne s'accompagne d'intenses tractations de la part des opérateurs pressentis. Ils souhaitent que le prix du démantèlement des futurs réacteurs et de la gestion des déchets soit pris en compte dans la facture présentée aux consommateurs. Le coût du wattheure nucléaire doit en effet intégrer, outre des investissements initiaux très lourds, la charge ultérieure de la gestion d'installations en fin de vie et des rebuts ultimes.

En France, le niveau des provisions constituées par les opérateurs à cette fin (répercutées sur la facture) a fait l'objet d'intenses débats, avant qu'une loi n'institue en 2006 un système d'évaluation de ces montants, sécurisés par les opérateurs eux-mêmes.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-997686@51-997689,0.html

 
par REPIN publié dans : Anti Nucléaire Europe
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